Sauver la terre n’est pas une compétition.

Quand on aspire à vouloir sauver la planète, chaque petit geste compte. Chaque parcelle de changement vers quelque chose de mieux en vaut la peine.

Est-ce nécessaire alors de se faire compétition entre nous? Qu’est-ce qu’un végétalien a à gagner en disant au végétarien qu’il est hypocrite parce qu’il n’en fait pas assez? Va-t-il l’aider davantage en étant condescendant avec lui? Si cette technique de pensée moralisatrice a déjà marché, j’aimerais bien voir dans quel contexte! Ce n’est pas en tapant sur les doigts, mais bien en tendant la main qu’on peut faire avancer les choses. C’est pourquoi j’ai un peu de misère avec les autres mouvements écolos et tout ce qui se fait dans le genre. Je ne vois pas l’intérêt d’être négatif, de démoniser les entreprises et d’en vouloir à la planète entière qui ne pense pas de la même façon ou qui ne met pas l’environnement automatiquement sur un piédestal. Il y a déjà assez d’énergie négative en ce monde, alors pourrait-on s’il-vous-plaît limiter son expansion?

Au lieu de dire aux gens qu’ils n’en font pas assez, on devrait plutôt leur dire qu’ils pourraient faire mieux.

Au lieu de dire aux gens que ce qu’ils font est mal, on devrait plutôt leur dire qu’ils pourraient faire mieux. Faire mieux. On aspire tous à devenir une meilleure personne, mais personne n’aspire à se faire critiquer dans le seul but de se faire rabaisser.

Alors, s’il n’y a pas de compétition entre nous, où est-elle?

La véritable compétition, c’est une course contre la montre. Vous l’aurez deviné: il faut arrêter de voir l’humain comme un « moi » et beaucoup plus comme un «nous». L’effort, il se fait en gang; il se fait ensemble. Si l’humain s’est répandu aux quatre coins du globe, était-ce vraiment dans le but final de s’isoler dans une maison en banlieue pour se défaire de tout enjeu collectif? Au final, lorsqu’on décide de faire équipe avec Youman pour collaborer, pour partager nos visions, c’est parce que l’ego n’a pas sa place. On ne peut pas jouer aux héros avec la planète comme dans les films.

Parlant de héros, vous rappelez-vous de la phrase de Neil Armstrong, lancée plusieurs années avant le 21e siècle? « C’est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité ». C’est ça, l’effort collectif: la personne qui a marché sur la Lune est aussi importante que celle qui a étudié la physique pendant des années pour arriver à construire un engin qui va dans l’espace avec un ordinateur beaucoup moins puissant que ma calculatrice. À quelque part, chacun a son rôle à jouer pour que les choses avancent. Le physicien a commencé la mission, tandis que Neil l’a terminé. Évidemment que la compétition, à l’époque de Neil, c’était la guerre froide: les Américains contre les Russes (ou comme mon prof aimait bien dire: qui pisse le plus loin pour prouver qu’il est le meilleur). Ce n’était pas le même contexte. Il y avait quelque chose qui forçait les gens, en tant que nation, à vouloir surpasser l’autre nation. L’effort de guerre, la peur de se faire envahir, probablement?

Si c’est le cas, aujourd’hui, on devrait avoir moins peur de se faire envahir par son prochain et beaucoup plus peur de se faire envahir par une nature mourante au climat changeant et dévastateur. L’ennemi, il est là: c’est nous. Le nous du « maintenant ».

Et si la seule réelle compétition était de nous surpasser nous-mêmes, en tant qu’espèce, pour le bien de tous et chacun; pour que le nous de demain puisse triompher sur le nous du maintenant? Rappelons-nous simplement que c’est un pas à la fois qu’on arrive à marcher; tous les pas, aussi petits soient-ils, prennent alors tout leur sens. Sauver la planète, ça sonne difficile tout seul, mais c’est juste plus facile (et moins glamorous) en gang, si tout le monde y met du sien.

Pour conclure, rien de mieux qu’une bande dessinée de Saturday Morning Breakfast Cereal Comics pour illustrer mon point.

 

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