Et si les climato-sceptiques avaient raison?

Est-ce que ça changerait quelque chose? Parce que la philosophie qui englobe le terme de la «vérité» est fascinante, comme quoi la vérité n’est vraie que si elle fait le bonheur de celui qui l’entend.

C’est fou parce que ce concept existe à peu près dans toutes les sphères de nos vies. En politique, c’est souvent le cas: celui qui ment, c’est celui qui ne partage pas le même point de vue que moi. On a maintenant accès aux «Faits alternatifs» grâce au gouvernement de Trump! De toute façon, c’est beaucoup plus facile de se donner raison que de comprendre pourquoi nous avons tord. Les faits alternatifs ce n’est pas assez. Maintenant, c’est la logique qui est alternative.

Ce qui est intéressant, c’est que nous n’hésitons pas à faire confiance à un professionnel de l’aviation pour piloter un engin de plusieurs tonnes de métal dans les airs. Nous n’hésitons pas non plus à ce qu’un professionnel de la santé, c’est-à-dire un docteur, nous recommande des médicaments et autres prescriptions pour guérir. Après tout, le docteur a fait des années d’études pour être où il est, alors il a forcément le droit de me dire ce qui est bon pour moi.

Ces spécialistes à qui l’on fait confiance et qui nous guident semblent avoir une vérité incontestable sur nos vies. Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit d’un scientifique qui nous raconte que notre planète se réchauffe à un rythme fou et qu’il faut en prendre soin, sinon cela pourrait bouleverser beaucoup trop les écosystèmes? Pourquoi, soudainement, les gens ne s’entendent pas unanimement sur ce sujet? Je suis le premier qui va remettre en question toutes les prémisses que l’on va me dire, mais les climato-sceptiques existent bel et bien. Je me répète: il y a des gens qui ne croient pas aux réchauffement climatique, même si en ce moment les berges de Miami Beach sont plus hautes que jamais et que la ville entière pourrait être engloutie d’ici 100 ans.

Leur argument: ce ne sont pas tous les scientifiques qui sont d’accord. Sur le 97% qui s’entendent, ceux-ci préfèrent écouter que les 3% de scientifiques en désaccord. Probablement les mêmes «scientifiques» qui se sont recyclés il y a plus de 10 ans quand ils ont vu qu’on ne pouvait plus dire aux gens qu’il y avait des vitamines dans les cigarettes et que c’était bon pour la santé. On en rit, mais c’est arrivé pour vrai. Que vaut notre conception de la vérité si l’on était prêt à assumer que la cigarette n’était pas nocive pour le corps?

Les deux côtés de la médailles

J’insiste toujours qu’avant de prendre une décision, il faut regarder les deux côtés de la médaille. Avant d’avoir sa propre opinion, il ne faut pas juste lire l’opinion contraire: il faut la comprendre. Si je pense que A est vrai, alors pourquoi mon voisin pense-t-il que c’est plutôt B qui est vrai?

Le problème, c’est quand les convictions personnelles viennent s’entremêler aux faits scientifiques. Une opinion et un fait ne sont tout simplement pas comparables. Il est trop facile de tomber dans la mono-culture de l’esprit et de cultiver son ignorance par plus d’ignorance. On cherche à confirmer ce que l’on croit déjà savoir au lieu de comprendre pourquoi on pourrait se tromper. Regardez le nombre de fois que les gens publient des nouvelles sans même les lire, simplement parce que le titre était évocateur. C’est la valeur de leur opinion qui passe avant les faits.

Malheureusement pour notre petit confort, on perd notre temps à vouloir se convaincre que tout est correct et qu’il n’y a pas de raisons de changer. Du moins, on se dit, «c’est la société qui doit changer, mais pas moi!» Pourtant, ce n’est plus l’heure de débattre si le réchauffement climatique est vrai ou faux, ou s’il est causé par l’humain ou non. Même si les gens ne sont pas d’accord, le niveau de la mer continue de monter, peu importe de quel côté de la médaille les gens se situent. Alors à quoi bon perdre son temps pour s’insulter quand l’un ne pense pas comme l’autre? Soyons clairs: La vérité n’appartient ni à la gauche, ni à la droite.

Le seul temps qu’il nous reste devrait servir à agir concrètement face aux répercussions que notre manque d’écoute a apporté sur le monde.

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