L’environnement, on s’en fout.

Oui, on s’en fout vraiment et voilà pourquoi.

Parce que ça nous dépasse et c’est abstrait. C’est quoi, l’environnement? Essayez d’y répondre en une phrase. La planète? La forêt? L’océan? L’air? Tout ça en même temps? C’est un concept incroyablement large et profond, trop pour être décrit adéquatement avec des mots. Et qui plus est, très loin de la vie que la majorité d’entre nous menons, citadins que nous sommes.
On vit dans des bâtiments isolés de l’extérieur. Quand il fait froid dehors, on chauffe. Quand il fait chaud dehors, on climatise. On roule en voiture sur des routes pavées d’asphalte, trop rapidement pour comprendre et sentir les paysages qui défilent à toute vitesse. En jetant un coup d’œil par la fenêtre pendant quelques minutes, fort à parier qu’on serait incapable de nommer les différentes espèces de plantes et d’oiseaux qui se trouvent dans notre propre jardin. Vous voyez où je veux en venir, alors je vais passer à la suite.
L’écologie, ça ne date vraiment pas d’hier. Buckminster Fuller, le légendaire architecte de la Biosphère de Montréal, rêvait déjà dans les années 30 de maisons autonomes et discutait avec fougue d’économie de matériaux et d’énergie. Rachel Carson, en 1962, a ouvert le débat sur l’usage de pesticides agricoles et leur impact sur la faune avec son légendaire Silent Spring, un sujet toujours d’actualité aujourd’hui!
Pourquoi après tout ce temps, les progrès ne sont-ils pas plus évidents? Oui, les gens sont de plus en plus sensibilisés, mais pas nécessairement sensibles à la cause environnementale. On entend moins de phrase comme « l’environnement, on s’en fout », mais on pose beaucoup d’actions qui disent essentiellement ça. Le but ici n’est aucunement de faire sentir qui que ce soit coupable, bien au contraire. C’est seulement d’être bien honnête par rapport à nos actions, d’en rire un peu et de s’améliorer!

 

Les petites habitudes

Chaque jour, on pisse et on chie dans de l’eau potable. Au lieu de la boire, on achète de l’eau embouteillée, qui d’ailleurs provient bien souvent du robinet. On fait chauffer 1 litre d’eau pour une seule tasse de thé. On arrose notre pelouse, et pour certains, on arrose même notre asphalte et notre banc de neige! On manque d’informations sur le recyclage : Le verre ne se recycle presque pas au Québec. Un employé d’une usine de recyclage que j’ai visité l’autre jour m’a raconté qu’il avait déjà trouvé une carcasse d’orignal dans le camion une fois. Doux Jésus…

 

Les ressources web

Qu’il soit petit ou grand, l’intérêt pour l’environnement est beaucoup plus répandu qu’il y a vingt ou trente ans. Mais le problème des ressources sur le sujet, c’est qu’en plus de ne pas être particulièrement nombreuses, elles n’arrivent pas à réunir tout le monde sous un même étendard et les intéresser. Voici quelques exemples:

 

Yale Environment 360
Une belle carte satellite/météo en photo de couverture. Une police de texte qu’il faut lire avec des fonds de bouteilles sur les yeux. Aucun menu pour s’y retrouver. Oui, très crédible, très scientifique, mais totalement ennuyeux pour le commun des mortels.

 

Réseau Environnement
Il s’agit du plus grand regroupement de spécialistes en environnement au Québec. En avez-vous entendu parler? Moi non jusqu’à tout récemment, et c’est bien dommage car leur mission est justement de sensibiliser les québécois aux bonnes pratiques écoresponsables.

 

Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Si vous avez survécu au nom, attendez de voir le site web! Sans blague, on sait que le gouvernement a une certaine étiquette à respecter, mais il demeure qu’encore une fois, le ton est trop sérieux, hermétique et étouffant pour la plupart des gens. Ça prendrait une bonne rafale, un vent de fraîcheur.

 

Mindful Momma
Un blog très intéressant, mais qui tombe malheureusement dans le stéréotype qui repousse beaucoup de personnes: le style sac de jute et mains dans la terre, fleurs et couleur verte.

 

Lifestyle

Tout ça pour dire qu’avec toutes les choses qu’on a à faire, à penser, à savoir, l’environnement se révèle un « extra » de trop, et souvent pas très sexy. C’est peut-être ça le problème! On le voit comme un extra, quelque chose qui convient à quelques écolos, mais pas à nous. Même les organisations environnementales, sans le vouloir, contribuent parfois à cette situation en adoptant une position belliqueuse et polarisée.
Pour nous, être écoresponsable devrait faire partie de la culture, que cela devienne une évidence et non quelque chose d’extraordinaire, d’exclusif. On n’a pas toujours le temps et l’intérêt de nous informer adéquatement là-dessus. Honnêtement, à analyser les dizaines de ressources disponibles sur les internets, c’est facile de comprendre pourquoi. Soit c’est trop vert, soit c’est trop gris. D’un côté on a l’utopie et les oiseaux qui chantent, de l’autre le côté moralisateur exagéré de l’écolo frustré.
Nous, on veut prendre le meilleur de chacun et trouver un juste milieu. On veut faire plus qu’informer; on veut inspirer. On veut que le développement durable soit plus qu’une mode: il faut qu’il soit un lifestyle simple et accessible. On comprend que l’environnement, pour l’instant, c’est gros et c’est flou. C’est une grande cause qui nous dépasse, mais toutes les grandes choses sont faites de petites choses. Ces petites solutions, on en connaît beaucoup, mais il en existe des plus originales, surprenantes et attrayantes, que nous présenterons prochainement!
Love!

 

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