Inspirations pour un activiste vol. 2 : Spécial sans viande.

Pourquoi parler de véganisme dans un blog écoresponsable?

Quel est le rapport entre la protection des animaux et l’environnement?

C’est justement à cause de la phrase que je viens d’écrire que je parle du véganisme. Par respect pour votre intelligence, j’ai décidé de me distancer férocement des clichés poches et des sous-entendus à peine voilés.

« Je suis exactement comme tout le monde, c’est juste de la bouffe. Il faut dédramatiser un peu. »

Être vegan (ou n’importe quelle variante moins intense), ce ne devrait pas se résumer qu’à protéger les animaux. Ouiiiiiiiiiiiii, je les connais les hippies en baggy pants qui te frappent au visage avec une affiche qui montre un cochon souriant qui dit “Je veux vivre”. Cette espèce de caricature semi-réaliste, ce vomi issu de la digestion par l’imaginaire collectif de traits ultra-généraux des végétaliens les plus bruyants, est une véritable plaie. Croyez-moi, il est 100% possible d’être un humain normal avec les mêmes problèmes, habitudes, réflexions et intérêts, mais qui est aussi, juste comme ça, végane. Je bois de la bière, je vais à l’école, je travaille, je mange des hot-dogs et burgers (végés!) l’été sur le barbecue. Je suis exactement comme tout le monde, c’est juste de la bouffe. Il faut dédramatiser un peu.

Être écolo (va vraiment falloir trouver un terme moins générique), ce ne devrait pas se résumer qu’à cultiver des fines herbes dans son appartement de snobinard du Plateau Mont-Royal et à se trouver vraiment exceptionnel en conduisant une Prius. Oui, je les connais les hipsters superficiels qui utilisent la cause environnementale pour prendre les gens de haut alors qu’eux consomment aussi abondamment que tout le monde mais en donnant l’illusion d’être raffinés. Cette caricature, un peu plus réaliste que l’autre, est toutefois également une plaie. Elle donne l’impression que c’est difficile et lointain de simplement faire attention à l’impact de nos gestes, mais surtout que si on le fait on va devenir une espèce de connard pédant.

Voici donc une petite liste éclectique d’inspirations véganes, qui cassent les stéréotypes que je viens d’exposer, qui se démarquent par leur accessibilité et leur qualité.

 

LIVRE: Thug Kitchen: eat like you give a fuck

« Parce que ça fait du bien en tabarnak de parler de sujets sérieux sans se prendre au sérieux, sans être une hostie de crétin condescendant »

Disponible seulement en anglais, ce chef d’oeuvre vaut déjà amplement son prix avec ses recettes et ses astuces totalement originales. Mais la véritable cerise sur le gâteau, c’est qu’il est tellement bourré de vulgarités qu’on a pas le choix d’en rire à un moment ou un autre. Juste dans les deux premières pages: 13 fois fuck ou fucking, et bitch, ass, goddamn quelques fois aussi.

Pourquoi j’adore ce livre? Parce que ça fait du bien en tabarnak (oups) de parler de sujets sérieux sans se prendre au sérieux, sans être une hostie de crétin condescendant, constipé chaque fois qu’il essaie de nous chier ses niaiseries soporifiques au visage. Si t’es pas au moins un peu humain, spontané et drôle à écouter durant tes discours sur who-the-fuck-knows-what, t’as aucune crisse de chance de convaincre qui que ce soit à part si c’est une espèce de fêlé inintéressant et ringard comme toi.

 

Putain que ça fait du bien. Voilà le lien pour acheter le livre.  Je m’en fous si vous l’achetez pas.

 

FILM: Cowspiracy

Je sais, ça sonne comme un film bidon qui va révéler que les vaches descendent d’une ancienne race d’aliens. Mais en réalité, ce documentaire frappant fait la lumière sur les impacts écologiques, économiques, éthiques et humains de l’élevage de bétail.

Pas de vidéos dégueulasses de poulets égorgés, pas de morales à deux sous, juste des démonstrations objectives (et souvent tellement ironiques qu’elles nous arrachent un sourire), appuyées de dizaines de sources comme l’ONU ou le gouvernement des États-Unis. Parce que le discours des véganes/végétariens/activistes s’orientent presque toujours vers le droit des animaux, la plupart des gens ignorent que le problème est plus étendu.

Cette heure investie changera probablement votre façon de considérer vote alimentation. Le film est disponible sur Netflix en ce moment, et l’un des producteurs éxécutifs n’est nul autre que…Leonardo DiCaprio.

 

Entreprise: Om Prana

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Située sur l’effervescente rue Saint-Joseph à Québec, Om Prana est un oasis pétant de santé dans un océan de similitude. Certains restaurants tout près comme le Bureau de Poste ou l’Affaire est Ketchup se démarquent aussi à leur façon, mais Om Prana est tout à fait unique: Son menu est 100% végétalien et comportent des plats exquis autour de 10$ ou moins, comme les sushis au fromage de cajous, les meilleurs rouleaux de printemps de la ville, un végé burger fascinant de saveurs et un “Bol divin” qui porte bien son nom. Le restaurant a d’ailleurs été adoré par les Rolling Stones, lors de leur passage à Québec l’an dernier.

En prime, l’établissement comporte aussi une petite épicerie, une salle de yoga et des formations pour les plus intéressés par l’alimentation vivante.

 

Blog: The Vegan Strategist

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Dessin par Zsombor Huszka (www.zsomborhuszka.com)

 

Ça peut marcher parfois d’attaquer directement un problème, de sauter dans le tas. Non, en fait, ça marche pas tant que ça. Ça crée une dynamique de guerre inutile et un raisonnement stupide de “eux, les méchants, contre nous, les gentils”. Pour comprendre The Vegan Strategist, imaginez un général Samouraï brillant, calculateur, spirituel, bienveillant et en contrôle, à qui on aurait donné la charge de “l’armée végane” contre une gigantesque puissance. Il veut gagner, mais il est intelligent. Il sait très bien qu’en se “garochant” dans l’action comme une poule sans tête, il va gaspiller ses forces, mettre l’adversaire encore plus en rogne, se faire écraser et avoir l’air ridicule. Donc, il réfléchit et trouve tout ce qu’il peut pour s’inspirer et former une stratégie gagnante.

The Vegan Strategist n’est pas un blog purement végane, et c’est ce qui le rend si riche. Il ‘inspire de plusieurs disciplines cite toutes sortes d’auteurs et de personnalité et fait des liens rafraîchissant et astucieux. Il explique même un texte de Blaise Pascal dans un article, merde!

« Toujours s’intéresser à un seul sujet, c’est comme passer la journée dans une piscine; on finit ratatiné! »

 

L’inspiration est libre

On dit souvent que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde, mais la vérité aussi est dans l’œil de celui qui regarde. Tout le monde pense avoir raison, tous croient que leur vision des choses est la bonne. Longtemps, notre société a raisonné en mode blanc-noir, raison-tort. Mais qui est-on pour juger que la perception de quelqu’un d’autre est erronée? En fait, on n’a jamais vraiment tort, on ne peut qu’avoir manqué des réalités extérieures, qui sont aussi vraies que la nôtre.

Pour faire un miel riche et nutritif pour leur progéniture, les abeilles doivent butiner plus qu’une espèce de fleur. L’esprit opère de la même façon. Pour notre cerveau, toujours s’intéresser à un seul sujet, c’est exactement comme passer sa journée dans une piscine; on finit paresseux et ratatiné! Il y en a toujours plus à apprendre si on est véritablement curieux. Et si en plus, on est perspicace, on peut déceler des liens ratés par tout le monde!

 

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